The End...?!
Voilà,
nous avons quitté Cotonou. Petit à petit nous avions
pris conscience que c'était la fin d'une belle aventure, que
dans deux semaines nous serions à nouveau dans un amphi, qu'on
aurait une maison fixe, que les habitudes quotidiennes allaient
revenir...
C'est donc dans cet état d'ivresse bouillonnante et déphasée que nous avons débarqué en France, se demandant s'il fallait marchander notre Kébab, héler un Zem ou prendre le bus.
Plus
singulièrement ces derniers jours, nous avons pensé à
ceux qui nous aidés dans notre projet, ceux sans qui on aurait
pas pu tant découvrir. On pense à toutes ces personnes
qu'on a pu rencontrer pendant l'année où nous avons
préparé notre périple. On pense particulièrement
à l'association des Amis de Gérard Fénéon:
sa rencontre a été une étape décisive
dans le montage de projet, et ils ont été derrière
nous tout au long de l'année. On tiens à remercier tous
ceux qui ont participé à notre aventure et qui ont
permis qu'elle se déroule à merveille grâce à
leurs conseils(pas de couille majeure en un an!!).
Et
puis vous remercie Vous, nos fans. Ca nous a fait bien plaisir de
partager nos péripéties avec travers ce blog et de se
sentir aussi suivi. On a apprécié vos commentaires,
particulièrement ceux du mystérieux « l'Ancien ».
Et aussi à la famille et à nos mamans, qui finalement ont été moins paniqué que prévu.
Mais l'AgroTour ne s'éteint pas comme ca d'un coup. Nous avons prévu de valoriser un maximum notre expérience. Et cela commencera tout d'abord par des expositions (dès la fin du mois d'octobre), des petites conférences, la projection de notre film, la rédaction d'articles pour laisser quelques traces... Les villes concernées sont Paris, Nancy, Metz et Mulhouse. Vous pouvez nous envoyer un email (agrotour1@yahoo.fr) pour avoir plus de précisions sur les dates.
Et
puis, on vous tiendra au courant de notre ré-intégration
à la vie occidentale. Pierre finit ses études à
Paris où il étudiera le développement agricole.
Il projette déjà de faire son stage de fin d'étude
chez Ricardo, au Mexique; nous avions en effet été très
impressionné par la gestion agro écologique de son
exploitation, et par les nombreuses idées innovatrices qui
foisonnent là bas.
Damien, quand à lui, n'est pas resté bien longtemps en France et reste dans un milieu international. Il poursuit en effet ses études à l'université de Wageningen aux Pays Bas, où il étudie en Master « Management et Économie des ressources naturelles ».
De nouvelles aventures commencent!























marché au Togo.
On embarque, à vrai dire on s’embarque plutôt…, on sait pas trop dans quoi.
Finalement ce n’est qu’un tronc d’arbre coupé en 2 mais un sacrée tronc !
Nous
voilà sur la lagune avec notre embarcation, cheveux au vent, solidement
accrochés et traçant notre sillon au fil de l’eau, à peine plus vite qu’à
pied. Bon, si on regarde la carte, on a juste 50 km à faire, si on rame bien ça
va le faire dans la journée. Mais pas de rame pour nous, juste 2 cannes pour
pousser à partir du fond.
chippendales.
ces moments là, qu’il faut réussir à apprécier (« quand c’est qu’on
arrive ? »). Les nerfs flanchent. On voit alors dans le futur, la
bonne bouffe en arrivant… On s’arrête dans un village pour acheter Jean-Baptiste,
un cochon fort sympathique. De retour, on a préparé tout ça au village de
Ouakpé Daho, vous savez celui où on a fêté l’anniversaire de Gaetan. Eh bien
cette dernière journée y ressembla beaucoup mis à part quelque cérémonie.

qu’en pleine courbe, le chauffeur concentré à bloc sur le
poste de pilotage, le réacteur arrière gauche nous lâche. La suite se passe
dans les étoiles, avec des cris,…on va s’écraser. Le calme revenu, on descend
de bord, toujours en pleine courbe ; bon ! C’est que le pneu.
Première chose, éviter le sur-accident en posant des balises.
largement
nourri.
d’entrée, c’est pour faire rentrer les vaches. Les cahutes à
l’étage sont soit des chambres, soit des greniers où ils stockent leurs
graines.
barbecue. Une
jolie fin de semaine, et puis on rentre à Cotonou. Ce petit circuit est une
partie de l’excursion proposée par « Double Sens »(cf. l’article
« 2 initiatives intéressantes au benin ») . 
Un nouvel arrivant à signaler: le Fus, autre énergumène de l'INA P-G. Il est en congés payés et vient ajouter son potentiel à celui, déjà élevé, du groupe.
vieille 405.
chauffeur, ni une ni deux, nous emmène en bas d'une colline et on commence à grimper. On rencontre vite un gars qui nous dit que c'est sacré, donc on peut monter mais il faut le payer et payer aussi un gamin qui va nous accompagner. On paye et on commence à monter, mais c'est pas un GR le truc, ça tourne vite à l'expédition, toujours dans un superbe paysage: sauts, grimpette, branches de partout, demi-tour, sites sacrés où il faut laisser quelques sous.


Mais il y a un problème: tout le développement touristique du lieu s'est fait
de manière inorganisée et surtout sans aucune consultation de la population locale, parmi les plus pauvres du pays car ils ne peuvent pas cultiver et le poisson se fait de plus en plus rare.
grand panneau avec des prix fixés pour les visites, et un gars payé pour récolter les 25% que le ministère s'octroie en échange. L'embarcadère est sale, très mal organisé mais il est interdit d'embarquer des touriste d'un autre endroit, car l'agent ne pourrait percevoir sa dîme...
avaient amené plein de stylos qu'ils sont allé jeter cérémonieusement aux enfants...
Nous avons attendu une certaine avancée du voyage pour faire un petit bilan santé sur l’ensemble du séjour. La fin du Burkina fût relativement animée sur ce point pour le trio agrotour. Arrivé au Bénin nous sommes passés dans le niveau au dessus. Quatre autres protagonistes sont entrés dans la compétition parasitos. Commençons donc le bilan chronologiquement avec anaël qui nous a
« Le lendemain de la réception de l’ambassadeur, je fut pris d’une douleur très intense au dos et aux côtes. Je pouvais à peine respirer et aucune position ne m’était confortable. » témoigne-t-il. Ce mal de dos lui est resté trois jours suivi d’une migraine constante pendant trois jours de plus. Dans le même temps Damien fut atteint de démangeaison à l’entre cuisse. Champi ? mycose ? Nous penchons pour l’hypothèse d’un vers qui remonte dans le corps à partir d’une blessure au pied. Pierre pendant ce temps, mine de rien, a passé la semaine en haut de courbe de liquidité, tout en essayant de guérir ses blessures aux pieds (pratiquement les mêmes que Damien). Cela fait bientôt un mois et elles ne sont toujours pas résorbées. Je crois qu’il va les ramener en France. 
Quelques champi à gauche muni de 4 beaux furoncles et sur votre droite un bel abcès percé avec succès. Nous espérons que les âmes sensibles ne nous tiendrons pas rigueur de la réalité médicale. Nous tenons anonymes les intéressés.
La région de Possotomé est réputée pour son attrait touristique et sa source thermale de bienfaisance. Nous avons passé une semaine dans l’hôtel « village AHEME », au bord du lac portant le même nom. Ce projet de tourisme et développement date d’une vingtaine d’année et comporte trois pôles : une ferme employant une quarantaine de personnes et dont les produits servent pour la restauration des clients de l’hôtel. 
Une fois le boulot terminé, quartier libre pour visiter les alentours. Nous avons rencontré aussi une ONG du nom de Eco-Benin qui propose des circuits touristiques sur le site de Possotomé. On a donc eu l’opportunité de voir des
singes aux abords d’une forêt sacrée puis nous sommes allé pêcher au filet sur le lac. Un autre article détaillera mieux leur activité sur le site. 

plusieurs mois, par groupe de niveau. De même, l’animation d’un orphelinat, lors de notre passage, était assurée par Miguel qui se faisait un plaisir d’organiser des tournois de foot après avoir aménagé un terrain. Bref, cette fois encore une démarche originale et convaincante, on ira prochainement faire leur séjour d’excursion.
Dans la série « trajets pourris en bus », on en tient un beau. 
visas pour le togo. En on sait déjà qu’on s’engage dans un plan galère, mais c’est ça ou retourner se coucher et attendre le lendemain.
aperçu de deux problèmes : pas d’embrayage, et un mec avec une pompe à vélo, à côté du chauffeur, qui pompe en permanence. On espère que ce n’est pas pour les freins. En ville c’est un peu compliqué, mais une fois le bus lancé ya pas de problème. A noter aussi la soute à bagages qui est fermée à l’aide d’une brosse à dent
On s’arrête souvent et on ne roule pas vite, mais comme on est bien crevés et que les paysages envoient du lourd ça passe bien jusqu’à la frontière togolaise. Là on déchante un peu vu qu’on doit payer 10 000 francs CFA chacun pour le visa du Togo (15 euros), les douaniers sont bien sympas mais incorruptibles, ce qui dans le fond fait plutôt plaisir. Et ils nous rappellent bien que si eux voulaient venir en France…
on repart à la nuit, clopin-clopant. Un peu dur de dormir vu que les