14 juin 2006
L'oeuf ou la poule
Voici venu le temps de vous narrer une rocambolesque action qui m'est arrivée lors de mon ptit tour dans la brousse...
Nous arrivons dans le village au charmant nom de V3 (faute d'entente, un village a été divisé en 4 villages qui s'appellent V1 à V4, et qui ne s'aiment pas trop...) afin de voir ce qui se fait en matière d'artisanat. Le délégué sensé nous accueillir n'est pas là, nous demandons donc aux gens présents s'ils ne connaissent pas des gens qui font des choses avec leurs mains. Les gens présents sont musulmans et passent leur journée à la mosquée. Après la prière l'un d'eux nous emmène dans une cour (une cour rassemble plusieurs cases avec une petite enceinte en terre cuite, et regroupe les membres d'une famille, le terme famille étant à prendre au sens large).
Nous saluons d'abord respectueusement le chef de famille. Là se trouve une dame qui file le coton, nous prenons son nom, discutons un chouia. Une autre dame fait des paniers, nous l'interrogeons également.
Au moment de prndre congé le chef de famille nous dit d'attendre, il veut nous offrir un cadeau. Il va dans le poulailler et revient avec une dizaine d'oeufs. Ambroise, notre collègue et traducteur, lui dit qu'il préfèrerait une poule. On se sent un peu cons mais Ambroise nous dit qu'on est en Afrique et que ça se fait... Le vieux repart avec ses oeufs.
UNe des femmes part et revient avec un épi de maïs. Elle en jette un peu par terre pour faire venir toutes les poules qui se baladent dans la cour. Le vieux cherche celle qu'il veut nous donner mais il ne la trouve pas. Après un bon moment il la voit dehors. Il lance les 15 gamins à sa poursuite, mais la poule est vaillante et la traque dure bien 10 minutes. Nous on rigole bien pendant ce temps...
Au bout d'un moment un des gamins finit par la choper. Il la donne au vieux qui nous la donne. Nous le remercions cérémonieusement et partons sur nos mobylettes avec notre poule, plus le coq du village d'avant et les 15 oeufs du voisin. En 2 jours, ce sont 5 poules et une cinquantaine d'oeufs qui nous rempliront la panse et le coeur. L'hospitalité c'est quand même quelquechose ici...
13 juin 2006
Avec Bronco dans la brousse
Moi et Bronco on est parti visiter un projet et se balader dans la (cam)brousse au Sud-est du Burkina. Bus pour Tenkodogo et vélo ensuite. C'est assez incroyable de voir ces gens qui vivent dans de petites cases au rythme des travaux agricoles. Tout fonctionne à la débrouille, pneus et carcasses de voitures étant à la base d'une multitude d'objets. Plein d'enfants partout, genre au milieu de rien tu croises un gamin de 3 ans, à poil, en train de se balader...
Ils doivent pas voir des masses de blancs, et quand les enfants me voient ils dansent, sautent partout et crient "dassara dassara", ce qui littéralement veut dire "le blanc le blanc".Le projet de l'association est bien sympa, en fait avant ils recevaient des jeunes en réinsertion pour faire des chantiers à Oumoghin et leur montrer les valeurs africaines: respect, famille... Mais depuis un changement de gouvernement ya plus de sous pour ça, donc leur idée est d'utiliser les infrastructures pour accueillir des touristes. Les gens sont vraiment adorables et le dépaysement total. infos www.tempelga.fr
Lors de mon passage il y avait une stagiaire qui bossait sur l'artisanat, donc on faisait le
tour des villages du coin pour voir ce que les gens faisaient comme artisanat: poterie, tissage, bijoux. Donc toute la journée à se balader dans la brousse et à se faire accueillir dans les villages avec du dolo (la bière de mil), du to (genre de polenta de mil) et surtout des sourires. A chaque fois des rencontres hautes en couleurs, des bottes en cahoutchouc aux nichons...
Quand on arrive dans un village en 3 minutes ya 30 personnes autour de nous, c'est l'attraction... Je suis allé voir le marabout, j'ai salué les chefs de villages en m'inclinant bien, on s'est fait offrir des poules et des oeufs, serré 5000 mains...
Bref excellent trip, que j'ai fini par quelques jours tout seul à vélo, avec un accueil incroyable dans les villages paumés.
Bronco, le plus fort vélo
Pour repartir sur de bonnes bases avec l'agrotour, je suis arrivé à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, pour 2 semaines avant l'arrivée de Damien, qui passe d'abord par le Mali, et Anael notre recrue de l'intersaison.
Le choc culturel est de taille, autant avec la France qu'avec les autres pays traversés précédement. Les gens sont tout noirs !! Ouagadougou (ouaga pour les intimes) est une ville sympathique, à échelle humaine, avec plein de maquiq où on peut manger des brochettes en buvant des bières, voire écouter des concerts...
Pour me balader en ville comme à la campagne, j'ai acheté après une dure négociation un beau vélo bleu. Il s'appelle Bronco et c'est le plus fort vélo. J'en suis assez fier, lui et moi on va faire plein de trucs ensemble. Mais j'ai rapidement eu des souçis vu que les vendeurs avaient ni serré ni graissé, donc ça pose des problèmes... Mais maintenant c bon, on est prêt.
14 avril 2006
Pierre en Amérique centrale
Damien et moi nous sommes séparés un moment en Amérique centrale, vous l’avez compris…Le problème en fait c’est que j’ai perdu mon passeport à San José, au Costa Rica. Donc je suis resté le temps qu’il soit refait, et comme le système informatique du consulat a mis du temps à remarcher, ça a pris un peu de temps.
Ensuite j’ai mis trois jours à remonter tout jusqu’au Guatemala, où j’ai attendu Damien.
Bilan sur les 18 jours que nous avions pour remonter l’Amérique centrale, j’en ai passé 10 chez Eric au Costa Rica, 3 dans les bus et 5 au Guatémala…
Voilà pourquoi j’ai pas écrit des tonnes de messages ces derniers temps, mais tout s’est arrangé maintenant rassurez-vous. Voici une belle photo avec mon nouveau passeport tout vert.
26 janvier 2006
Le nord du Chili est un désert…
A Santiago j’ai retrouvé Youssef, et ensemble nous avons remonté en quelques jours le Chili jusqu’à la Bolivie. La différence avec la verdure néozélandaise est flagrante : c’est vraiment le désert mais c’est superbe aussi…
Le passage à l’espagnol se passe pour l’instant plutôt bien, les gens sont vraiment adorables donc ça aide. Beaucoup de temps dans le bus car le chili est très grand, quelques bonnes rencontres, et surtout du désert…
A pied, à vélo ou en sandboard nous avons pu partir à la découverte des plages et vallées aux noms sympathiques : vallée de la Lune, vallée de la mort…. Le silence est impressionnant, par endroit il n’y a aucune vie, même pas un buisson, sur plusieurs kilomètres. Les grosses dunes, les crevasses, les montagnes offrent un spectacle exceptionnel, par exemple pour des couchers de soleil romantiques.
Le sandboard, c’est comme le snowboard, mais vous l’avez compris c’est sur le sable. C’est moins maniable, plus chaud et ça fait plus mal quand on tombe, mais le cadre est incroyable.
Nous sommes aussi allés voir les étoiles avec un astronome qui a de gros télescopes, avons bu des piscos et assiste en direct a la campagne electorale menant a la victoire de Michelle Bachelet, premiere femme president de la republique au Chili.
16 janvier 2006
Nouvelle Zelande...
J’ai passé quelques jours tout seul en Nouvelle Zélande, et c’était bien plaisant. Déjà on peut voyager gratuit, il suffit presque de tendre le pouce et les voitures s’arrêtent. De bonnes rencontres du coup, par exemple un policier qui s’excusait de devoir me prendre en stop car là où j’étais c’était interdit, ou un chauffeur de taxi en congé, qui m’a Le paysage est comme on le pense, tout vert partout, et incroyablement beau, vraiment à chaque virage on a envie de prendre une photo. J’ai aussi fait une rando dans le parc national carrément fait faire le ptit tour touristique : détours et arrêts dans les beaux endroit, ou encore une mémé qui transportait plein de pain de mie pour ses porcs dans sa camionnette, donc j’ai fait 50 km sur du pain de mie, et comme il était encore bon j’ai pu en remplir mon sac après.
du Tongariro, et j’en ai pris plein les mirettes même s’il faisait très froid, vent, et neige. J’ai passé la nuit à trembler de froid mais après c’était superbe.
Australie c’est fini
Voilà, tout s’est superbement passé pour la fin du road trip. Pour le tourisme en Australie il y a de l’espace et de l’argent…Il existe donc un peu partout, et surtout dans les beaux endroits des tables de picnic, avec eau mais aussi des douches et des toilettes, voire lumière et prises de courant…les australiens savent recevoir. Sur la route, il y a des endroits où on peut avoir thé, café et biscuits gratuits, et des gens adorables pour nous servir tout ça. Ça s’appelle « stop, revive, survive » et on est bien d’accord.
L’Australien de base est jovial, souvent à la limite du beauf, ce qui rend les questions à l’autochtone bien marrantes.
Je n’ai pas le temps de parler de tout ce qu’on a fait, mais c’étaient clairement de bonnes vacances, basées sur l’alternance parcs nationaux/plages et quelques bonus comme les îles Whitsundays et la grande barrière de corail, le nouvel an à Cairns…
04 janvier 2006
Noël à Yeppoon !!
Cette année, pour noël, pas de neige ni de cheminée… On s’est fait un ptit noël dont on se souviendra bien longtemps.
Yeppoon est un petit bled sur la côte, avec une grande plage. On prend une table de picnic qu’on pose au milieu de la plage, on fait un feu, achète un ptit sapin et qqs cadeaux pour que ce soit quand même noel et c’est parti !!
Au menu : crevettes à la cambodgienne, steaks de kangourou grillés avec des chips maison et fruits au chocolat, le tout arrosé de bon vin australien.
A 11h on part à la messe de minuit (grannie, Youhou !!), d’abord messe anglicane sans faire exprès, puis messe catholique pour voir la différence, qui n’est pas flagrante. En fait 2 d’entre nous étaient pratiquants, les autres (dont moi) pas du tout, mais c’était joyeux et intéressant, les gens ont apprécié notre présence venue de loin, et le prêtre anglican était bien sympa, il est venu vers nous à la fin en nous demandant « where did you leave your surf boards ? »
Retour au feu et au sapin, on s’offre des ptits cadeaux avec le dessert, et on continue de discuter jusqu’au petit matin, avec un lever de soleil de noël d’anthologie.
Bon, certains ne l’ont pas vu mais le cadre reste sublime…
Joyeux noel a tous donc, avec un chouia de retard..
31 décembre 2005
De Brisbane à Cairns en Mitsubishi L-300 : c’est parti !!!
Voilà la bête : 550 000 kilomètres au compteur, une consommation frisant parfois les 20 litres aux 100 kms, et beaucoup de caractère…
Voilà l’équipe : tous éminents éléments de l’Institut National Agronomique de Paris-Grignon, en tenue de plongée anti-méduses…
Le principe est simple : on dort dehors sur les plages ou dans les parcs nationaux, on se balade bien pour visiter ce superbe pays qu’est l’Australie. Les routes et les paysages sont incroyables, les rencontres enrichissantes, par exemple Zane et ses cousins, au départ on s’arrête juste pour demander notre chemin, ils nous offrent des bières en réponse et finalement on a tous fini sur la plage autour d’un grand feu, ils ont partagé avec nous au barbecue le requin qu’ils avaient pêché, tout en racontant des blagues sur les blondes. On s’est quitté en chantant chacun son hymne national…
Les plages sont incroyables, les parcs naturels immenses et déserts, la nature étrange et superbe, et l’ambiance dans le van est royale.
Bref, de bonnes vacances en perspective...
De Sydney à Brisbane en stop
Arrivé le 15 au soir à Sydney, je devais être à Brisbane le 18 au matin pour retrouver les collègues et continuer la route avec eux.
Une petite journée pour se balader dans Sydney, ville bien sympathique ma foi, et prendre la classique photo de l’opéra…
Puis petit train de banlieue jusqu’à Newcastle où je me suis fait un petit abri avec des planches sur un chantier. Manque de bol on était vendredi soir et les newcastleiens aiment boire et brailler dans la rue, voir jeter des truc dans les chantiers…
Le lendemain, grosse journée stop : 850 kilomètres, 10 voitures, 12 heures sur la route, et que du bonheur. Un bûcheron comme dans une BD avec des fleurs pour sa môman, un chauffeur de taxi qui rentrait chez lui, un agriculteur en biodynamie, une surfeuse, un garagiste qui sortait du boulot, des petits vieux… Tout ce beau monde bien adorable et me racontant systématiquement l’histoire du mec qui prenait des stoppeurs et allait les tuer dans la forêt. Un bilan extrêmement positif qui m’a permis de bien prendre le pouls de l’Australie.
Le soir une ptite nuit sur la plage, avec un réveil en or, de ceux qui font aimer le matin…
Une dernière voiture pour faire les 100 km, et à Brisbane une belle piscine gratuite en extérieur, qqs cafés plus tard, je retrouve mes poteaux et le van, pour un road trip jusqu’à Cairns qui s’annonce de premier choix.



