agrotour

Pierre et Damien passent un an autour du monde, à la rencontre des acteurs de l'écotourisme...

25 août 2006

Cap au Nord vol 1

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PICT0181Un nouvel arrivant à signaler: le Fus, autre énergumène de l'INA P-G. Il est en congés payés et vient ajouter son potentiel à celui, déjà élevé, du groupe.
On met de suite le cap au Nord du Bénin, à 10 dans une bonnePICT0150 vieille 405.
Sur le chemin se trouve Dassa, ville au coeur de collines rocailleuses sur lesquelles il est officiellement possible de monter. Le paysage est vraiment superbe, et comme on a envie de gambader on se dit qu'on pourrait monter vite fait, en 1 h on est de retour et zou on continue la route. Le pote du P8090008chauffeur, ni une ni deux, nous emmène en bas d'une colline et on commence à grimper. On rencontre vite un gars qui nous dit que c'est sacré, donc on peut monter mais il faut le payer et payer aussi un gamin qui va nous accompagner. On paye et on commence à monter, mais c'est pas un GR le truc, ça tourne vite à l'expédition, toujours dans un superbe paysage: sauts, grimpette, branches de partout, demi-tour, sites sacrés où il faut laisser quelques sous.
Nous avons pu développer l'entraide et la cohésion du groupe, avec plus ou moins de succès.PICT0171PICT0194
On finit par arriver en haut, mais le guide a dit que c'était pas le haut, donc on a continué la mission, on s'est un peu perdu, on a fait le tour d'un gros bloc...
Résultat, on est revenu 3h plus tard à la voiture et le chauffeur était un peu furax, mais finalement c'était vraiment une chouette balade.

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28 janvier 2006

Passage de frontière à 4000 mètres...

fronti_reCa y est, on s’est retrouvé Pierre, Youssef et moi. On prend un bus pour se rendre à Uyuni en Bolivie. On doit être 50 dans un bus de 30 personnes…sans compter les énormes sacs et tout le bric à brac qui ne rentraient pas dans les soutes. On a pas réussit à dormir… D’autant plus que la température descend fronti_re2très bas, on monte en effet à près de 4000 mètres d’altitude.

Mais à 5h du mat’, surprise : c’est le passage de frontière. On décharge tout. C’est irréel. Le paysage est merveilleux mais glacial…

Les douaniers ne sont pas très rigoureux, mais on nous balade du point de sortie chilien au poste d’entrée bolivien par 3°C.

fronti_re4fronti_re3Entre le Chili est la Bolivie, c’est le jour et la nuit. Alors qu’au Chili tout roule, en Bolivie les bus sont pourris, les routes ne sont souvent pas goudronnées, toutes défoncées et parfois inondées, le surbooking est de rigueur (on voyage souvent avec une bolivienne sur les genoux !), les bus sont blindés de tout de n’importe quoi (vélo, four micro ondes…). On a fait 300 km en plus de 8h !

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24 novembre 2005

Bienvenue en Terres Rouges

On reprend la route le lendemain et on arrive dans le pays de la poussière à Banlung. On trajet de fou à 8 dans une Camry (une genre la vieille 405 de Xav` en plus fine), quatre à l’arrière à jouer des épaules, et quatre à l’avant. Et oui, on n’y croyait pas mais le chauffeur était agroupe1ssis sur les genoux d’un autre passager !! 7h comme ça à fond les ballons sur les routes défoncées et poussiéreuses, on est arrivé tout rouge de poussière.

On a décidé de se poser quelques jours à Banlung. Ca nous a permis de faire des rencontres de plus d’un soir (…:) : on a formé un bon petit groupe avec Flo le suisse, Juliana notre fidele colombienne, Fabienne la canadienne, et Pascale & Patricia les deux bonnes routardes souriantes de l’âge de nos mamans…

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09 octobre 2005

Bilan provisoire sur les bus en Inde

Notre compteur de bus annonce déjà près de 60 heures. 60 heures, ça fait 2 jours et demi à se taper le cul sur les routes défoncées indiennes. Il y a les bestioles, les klaxons de ouf, les arrêts fréquent avec plein de gens qui montent, ceux qui peuvent pas parler sans brailler, des enfants sur le siège de derrière…et nous, deux relous avec des énormes sacs qui gènent tout le monde. La plupart de nos trajets a été nocturne. Ca signifie essayer de dormir la tête au milieu des insectes qui grouillent tout autours, des banquettes rarement inclinables, le perpétuel mouvement dans le bus et en dehors…une calamité pour trouver le sommeil. Ci-dessous un bus indien vu de face.

bus

Mais s’il n’y avait que ça on n’y retournerait pas. La chose la plus merveilleuse dans ses bus locaux où on a pris goût d’y passer de longues heures, c’est quand le mec de devant décide de dormir et abaisse son siège d’un coup.

Bon, sans déconner c’est génial le bus, un documentaire sociologique de 15h c’est au top. On cogite comme des malades en regardant ce qui se passe, ce qui a mené l’un d’entre nous à la déclaration suivante : « Une conscience écologique des dirigeants politiques ébranlée par la population lâchant  leurs détritus par les fenêtres. »

Ce qui est sûr, c’est que maintenant on connaît les meilleures places dans le bus pour essayer de dormir. Surtout ne vous asseyez pas à l’arrière, c’est là que les secousses les plus importantes qui vous font décoller de 30 cm. Devant, ça veut dire près du klaxon, pièce principale du bus. Evitez à tout prix les places au dessus des roues, c’est le tapage de cul assuré. Voilà, donc il reste une zone entre les roues mais pas trop devant (les meilleures sont les 15, 16, 24 et 26. Après il vous faut regarder localement si ya des enfants, des ronfleurs ou des zones trop odorantes. Et voilà, vous pouvez espérer dormir 3 à 5h si vous avez pensé aux boules Quiès. On a aussi pris les ptits oreillers dans l’avion qui sont fort précieux.

Non, on reste très content des voyages en bus, la preuve demain on se fait à nouveau 12 heures de route.

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18 septembre 2005

De Paris a Bangalore

Bonjour a tous.

Voici les premieres nouvelles de l’agrotour en vadrouille… On se retrouve Damien a l’aeroport, on passe par Londres puis arrivee a Madras a 4h du mat. C la en fait que ca devient marrant on prend un rickshaw motorise pour aller a la gare routiere. (un premier gars etait chaud pour nous mener a Bangalore en rickshaw, soit 350 bornes mais je pense pas qu’on serait pas arrives vivants).p1080010

Le gars etait un grand malade, un peu comme tous les gens sur la route. Une seule regle: le klaxon doit fonctionner des que quelqu’un peut l’entendre… Cette remarque est valable aussi pour le bus que nous avons pris après pour Bangalore, soit 8h de route avec le klaxon dans les oreilles en plus de celui du moteur (bruit d’une mobylette sans pot, mais a l’echelle du camion).

A l’arrivee un petit rickshaw tranquille et on debarque dans une colloc que Damien a trouve, c une colloc de stagiaires a Bangalore, en ce moment ya une russe Dasha qui est sympa et 2 indiennes, on va manger avec elles ce soir on verra.

Globalement on est un peu des morts-vivants physiquement vu qu’on arrivait deja creves et qu’on a pas vraiment dormi depuis 2 jours.

L’inde c’est vraiment un choc, on me l’avait dit et je m’y attendais mais c vrai… des milliers de gens dorment sur le bord de la route dans la poussiere, ya des bidonvilles geants a cote de palaces, l’odeur est vraiment aggressive entre la merde, la sueur et la pollution, on en voit de toutes les couleurs mais pas vu un seul blanc depuis l’avion, sauf Dasha. Par contre les gens sont adorables et pas du tout relous, meme les rickshaw tu leur dit non ils reviennent pas. On a l’impression que tout le monde est content alors que la misere est omnipresente, mais ils font avec…

Voilou, donc tout va bien et on attend la suite, mais surtout une bonne nuit de sommeil…

Bises a tous

Pierre

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