23 juillet 2006
La réception de l’ambassadeur

« Les réceptions de l’ambassadeur sont réputées pour le très
bon goût du maître de maison » Cette phrase résonnait dans nos têtes depuis bien longtemps, des montagnes de Ferrero Rocher, des robes de bal partout, le gratin de la ville, beau et souriant… Ce 14 juillet 2006 aura été pour nous l’occasion de pénétrer l’enceinte de la résidence de l’ambassadeur et ses drapeaux,
à l’occasion de la traditionnelle réception pour la fête nationale. Nous découvrons donc que ce n’est pas un mythe : l’ambassadeur a un budget spécial pour organiser une belle fête, et tous les français présent sont invités. Nous avons donc mis la tenue correcte exigée et nous sommes rendus sur place. Une fanfare et des drapeaux, nombreux, célébraient la gloire de la France. On a serré la main de M. l’ambassadeur et de sa femme, écouté son discours, puis la soirée a pu commencer. Tout se passe dans le grand jardin décoré de la résidence, environ 300 personnes au plus fort de la soirée avec une dizaine de bars différents et un grand choix de boissons. Le champagne fit une brève apparition mais le ricard, servi gaillardement, remplit son office. La piste de danse a bien chauffé, on a réussi une belle chenille, et bien rigolé. Sur la fin on était vraiment patriotes, et on espère que l’ambassadeur va nous inviter de nouveau, surtout que Damien a perdu ses tatanes quelque part dans le jardin. 

29 juin 2006
Anael le 3e mousquetaire
Nous étions deux, et neuf mois après le départ nous sommes
maintenant trois. Anael nous a rejoint après avoir terminé avec succès son
année à Grenoble. Pour ceux qui ne le connaissent pas on s’est connu tous les
3
à Lyon… Petit et trapu, il faut pas l’emmerder mais sinon il est cool. Sa sœur
est orthophoniste, il aime beaucoup l’escalade et la spéléologie, et il a une
vieille R21 Nevada blanche.
Bref le voilà, il apporte sa touche technique et son talent
musical à l’entreprise. Il a déjà inauguré la première galère de bagages de
l’agrotour, son sac étant resté à Paris visiblement. Et comme on devait s’en
aller rapidement de la capitale, il a fait 15 jours avec les affaires des
autres. On se réjouissait à l’avance de retrouver le comté dans le sac après 2
semaines d’exposition sur l’aéroport, mais des gens sans scrupule s’étaient
déjà servi, guidés par je ne sais quelle intuition…
Sinon il a été assez performant sur les premiers cacas mous et les soirées, et s’est bien adapté au rythme de vie agrotourien. Nous attendons maintenant de nouvelles belles aventures tous les trois.
09 mai 2006
Derniers jours au DF: Obrador, Marcos, Eco Ecuador and Co
C’est la fin du séjour, on a rejoint Anne et Magali, les deux célèbres fondatrices d’EchoWay dans leur village à Tepotzlan. C’est un peu le campement de base de l’association, elles reçoivent tous les voyageurs qui partent vers leur le sud pour quelques expertises. L’endroit est magnifique : c’est à 1h au sud de la capitale, dans la campagne, très calme et entouré de montagnes… beaucoup de charme !
Et là bas, on a un peu bossé (euhhh, en fait pas trop), et on s’est penché un peu plus sur la campagne électoral de juillet prochain. Et oui, on a fait notre premier meeting politique ! C’était Andrez Manuel Lopez Obrador du PRD (Parti de la Révolution Démocratique). Il est plutôt beau gosse et a un discours convaincant. En tout cas, il est 10 points devant ses concurrents et, s’il n’y a pas de meurtre, il sera le nouveau président des Etats-Unis du Mexique. Un autre pays d’Amérique Latine qui passe à gauche…
On a passé les trois derniers jours dans la capitale, l’énorme Mexico DF, ses 22 millions d’habitants et son fameux nuage de pollution. On a continué notre acte militant, mais cette fois avec les zapatistes. Plus engagé ma foi. On a donc participé à la « Marcha » dans les rues de Mexico pour se retrouver sur la place du Zocalo à écouter le discours de Marcos. Le « sub comandante » Marcos avec sa cagoule et sa pipe.
La veille du départ, on retrouve Eco Ecuador. Ils sont neuf et rentrent de deux semaines passées dans le nord du Mexique près de Monterrey. Eco Ecuador c’est une association de l’ENSAIA, la fameuse école du grand nord, qui réalise un transfert de connaissances entre les parcs nationaux français et latino américains. En gros, ils font un petit stage en France pour voir comment ça marche et ils partent 15 jours sur le terrain pour étudier le fonctionnement d’un parc au Mexique. Ils avaient eux aussi plein de choses à raconter sur les grandes plaines désertiques du nord et sur les derniers ragots de l’école…
Richard et Martin, les deux hommes du groupe, n’avaient pas envie de se coucher ce soir là. N’ayant pas de lieu où se poser, on s’installe tranquillement dans une rue avec notre Mezcal pour se raconter nos histoires. Deux policiers nous accostent et veulent nous emmener au poste de police parce qu’on est en infraction !? On ne comprend pas trop, on ne faisait pas de bruit. Avec toutes les histoires de flics corrompus qu’on nous a racontées, on doute un peu. Mais ils sont convaincants, bien rodés en tout cas. Et après 15min de parlotte, ils nous proposent de réunir l’argent qu’on a sur nous. Et bien oui, on s’est fait avoir ! On craque les premiers, on lâche nos 400 pesos, mais bien contents d’avoir eu cette expérience de corruption juste avant notre retour en France!!
11 mars 2006
La ligne de l’Equateur
Un peu au nord de Quito, il y a un lieu pour les touristes où l’équateur est matérialisé par une ligne. Comme ça on peut faire des photos. Et comme ça fait déjà un paquet d’articles sérieux que l’on met, et qu’on sait que c’est pas ça qui fait vendre…
Il y a quand même une petite dimension historique liée au fait que c’est là que Charles de la Condamine et son équipe ont fait les calculs, à la fin du 19e siècle, pour trouver l’Equateur. Mais après avec le GPS ils ont trouvé que c’était quelques centaines de mètres plus loin, mais bon l’important c’est le symbole…
02 février 2006
Youssef le poete
Une joyeuse colonie
du Chili, du Perou ou d'Equateur
Un heureux hasard nous a reuni
dans ce pays que l'on appelle Bolivie
Une rencontre quelque peu incongrue
dans ces paysages desertiques nus
que nous a fait decouvrir Ideilso
accompagne par Sandra la cuistot
Sept francais et un poisson rouge
Il y avait moyen que ca bouge
et en depit d'un chauffeur incompetent
on a mordu la vie a pleines dents
Quel meilleur endroit que le Macchu Picchu
pour continuer ce sejour de fou
melant charmes et beautes naturelles
a moult richesses culturelles
Nous y decouvrimes que "civilisation Inca"
ce qui ne gacha en rien
nos decouvertes du quotidien
Voila c'est la fin des vacances
mais je pense avoir eu de la chance
car quand j'y repense aujourd'hui
Qu'est-ce que je kiffe les colonies!
01 février 2006
Idelzo le meilleur chauffeur d’Uyuni
Pour faire notre petit tour en jeep dans les salars et le désert d’Uyuni, nous avons choisi l’agence essentiellement en fonction du prix, les prestations semblant équivalentes. En fait non…on a eu un chauffeur bien naze et une jeep avec 2 roues motrices seulement. Du coup on a connu plusieurs joies sur la route. Outre le fait qu’il avait oublié de prendre de l’eau, qu’il ne savait rien sur tout ce qu’on a vu, qu’il était mauvais en communication et qu’il n’avait qu’une seule cassette dans la voiture, ses principaux exploits sont sur la route. C’est vrai quoi, c’est avant tout un chauffeur !!
Etape 1 : l’enlisement.
Idelzo a décidé de sortir de la route sans suivre aucune trace et s’est enlisé. Un rouleau compresseur a voulu venir vous aider et s’est enlisé aussi. On a essayé un bon moment avec des plantes, des cailloux mais rien à faire, et c’est là qu’on s’aperçoit que les roues avant ne sont pas motrices et que Idalzo est bête. Finalement 3h plus tard une autre jeep avec un treuil nous a aidé.
Etape2 : la crevaison
Sur une grande ligne droite au milieu du désert on crève. Pas de problème jusque là sauf que la roue de secours est impossible à sortir, tout est grippé. Du coup on a dû attendre qu’une autre jeep nous prête une roue de secours, soit près d’une heure pour changer une roue, et quand on a voulu l’aider il nous a jeté comme des cacas, même quand c’était pour revisser les boulons…
Etape 3 : la panne dans la rivière
On était en train de se dire que c’était fini, plus de souçis lorsqu’on arrive à un gué. Il y avait une autre voiture derrière et Idalzo la laisse passer, mais au lieu d’attendre pour voir il lui emboîte le pas direct. Et comme c’est profond on se retrouve bloqués au milieu…
Cette fois il s’en est sorti tout seul, mais il est quand même vraiment fort. En tous cas c’est que du bon souvenir, et ça ne nous a pas empêché de passer un très bon séjour !!
14 décembre 2005
Le reportage…
Pour la fondation Schneider Electric nous devions visiter le chantier de construction d’une école par l'ONG World vision, qu’ils subventionnent. Mais le contact en Thaïlande n’étant pas très réactif, nous avons décidé de nous rendre directement sur place. Par chance nous avions rencontré auparavant Boddhi, un américain qui gère une ONG après le tsunami. Il connaissait le bled et donc nous a porté au bureau de World Vision. Là-bas, tout se complique : personne ne parle anglais, et on doit leur expliquer que Schneider nous envoie pour voir où en sont les travaux… On arrive à se faire porter sur le lieu de l’école, mais là-bas même problème de communication…jusqu’à ce qu’une élève arrive, avec un peu d’anglais. Ils nous offrent le café, nous montrent des photos, je leur fais signer une autorisation et nous voilà partis voir le lieu. Voilà, c’est là…
En fait c’est un terrain de foot, la
construction de l’école n’a pas encore commencé…
On a fait avec les mains pour visualiser,
On a fait un plan dans le sable, et on a compris que l’école ferait 9m de large pour 56m de long.
Ensuite ils nous ont emmené à l’arrêt de bus et on a bien ri dans la voiture à essayer de répéter des mots en Thaï. On s’est quitté bons amis, et avec en poche un bon reportage…
07 décembre 2005
La partie de volley-ball
On se rend sur le terrain, et ils nous disent qu’ici on joue un peu d’argent comme ça on est sûr que tout le monde joue pour de vrai. Comme on était tous les 4 grands et costauds, alors qu’eux ils étaient petits et d’apparence peu sportive, on s’est dit que c’était jouable et on a fixé la mise à 1,5 $ par partie. Un public nombreux, constitué des autres chauffeurs de tuk-tuk de la ville, assistait aux matchs.
En fait leur équipe s’est vite avérée comme suit : un bon qui attaque bien, un petit qui fait de bonnes passes et deux pas bons. Le bon réceptionne, le passeur lui remet et il attaque.
De notre côté on la jouait plus classique, en tournant etc…
On a fait 4 parties, et à chaque fois on
aurait dû gagner, on menait (des fois de 10 points) mais on se faisait gratter
sur la fin. On a donc perdu les 4 parties, et 6 dollars chacun par la même
occasion. Dur dur mais ça restera un bon souvenir car les gars étaient très
fair-play et sympas même s’ils nous ont bien chambré après.
Sur le coup on etait quand mem bien enerves...
02 novembre 2005
Halloween à Bangkok
Nous avons passé 24h à Bangkok, dont la moitié environ à dormir à cause de l’absence de nuit dans l’avion. Pour le reste, il se trouve que c’était Halloween…
Vous qui vous offusquez devant l’occidentalisation du monde, et oui, nous avons retrouvé cette fête américaine en Asie. Halloween à Bangkok est un mélange de carnaval, de fête de la bière et de fête de la musique. On retrouve les grandes carctéristiques d’une capitale, avec ses gens hétéroclites, ses groupes de jeunes métalleux, ses soirées dans les rues…
En gros il y a des ptits concerts, plein de gens déguisés qui font la fête et plein de bière. On a d’ores et déjà pu constater que le thaïlandais est bien plus festif que l’indien, ce qui en soi n’est pas difficile.
On se trouve dans la rue branchée de Bangkok, à Khao San Road. Elle est bondée de monde, les petits supermarchés sont pris d’assaut. Il y a un stand Durex avec des spermatozoïdes humains, des vendeurs de nouilles au soja et de rolls printaniers, et plein de gens qui font n’imp. Y’en a qui guinchent sur des picks up, d’autres sur le trottoirs à s’enfiler bière sur bière. Mais toujours avec le sourire et la bonne humeur festive.
Nous avons tourné entre ces différents groupes, gagné des porte-clés Durex, dansé sur des picks-ups, mangé des nouilles et bu des bières. Cela nous a fait grand bien après ce mois et demi de retenue indienne, où le simple fait de se déguiser sans raison religieuse semblerait aberrant...
19 octobre 2005
Mais qui est l'ancien ??
Un individu sympathique se cachant sous le plaisant pseudonyme de "l'ancien" nous fait part depuis le debut de nombreux commentaires amicaux, souvent pertinents. Qu'il sache cependant que se cacher ne sert a rien, et surtout que nous souhaiterions lui repondre et discuter avec lui...mais qui est-il donc??
???????????????????????????????????????
Donc l'ancien, qui que tu sois, ecris nous a agrotour1@yahoo.fr et parle nous de toi s'il te plait...



