08 septembre 2006
The End...?!
Voilà,
nous avons quitté Cotonou. Petit à petit nous avions
pris conscience que c'était la fin d'une belle aventure, que
dans deux semaines nous serions à nouveau dans un amphi, qu'on
aurait une maison fixe, que les habitudes quotidiennes allaient
revenir...
C'est donc dans cet état d'ivresse bouillonnante et déphasée que nous avons débarqué en France, se demandant s'il fallait marchander notre Kébab, héler un Zem ou prendre le bus.
Plus
singulièrement ces derniers jours, nous avons pensé à
ceux qui nous aidés dans notre projet, ceux sans qui on aurait
pas pu tant découvrir. On pense à toutes ces personnes
qu'on a pu rencontrer pendant l'année où nous avons
préparé notre périple. On pense particulièrement
à l'association des Amis de Gérard Fénéon:
sa rencontre a été une étape décisive
dans le montage de projet, et ils ont été derrière
nous tout au long de l'année. On tiens à remercier tous
ceux qui ont participé à notre aventure et qui ont
permis qu'elle se déroule à merveille grâce à
leurs conseils(pas de couille majeure en un an!!).
Et
puis vous remercie Vous, nos fans. Ca nous a fait bien plaisir de
partager nos péripéties avec travers ce blog et de se
sentir aussi suivi. On a apprécié vos commentaires,
particulièrement ceux du mystérieux « l'Ancien ».
Et aussi à la famille et à nos mamans, qui finalement ont été moins paniqué que prévu.
Mais l'AgroTour ne s'éteint pas comme ca d'un coup. Nous avons prévu de valoriser un maximum notre expérience. Et cela commencera tout d'abord par des expositions (dès la fin du mois d'octobre), des petites conférences, la projection de notre film, la rédaction d'articles pour laisser quelques traces... Les villes concernées sont Paris, Nancy, Metz et Mulhouse. Vous pouvez nous envoyer un email (agrotour1@yahoo.fr) pour avoir plus de précisions sur les dates.
Et
puis, on vous tiendra au courant de notre ré-intégration
à la vie occidentale. Pierre finit ses études à
Paris où il étudiera le développement agricole.
Il projette déjà de faire son stage de fin d'étude
chez Ricardo, au Mexique; nous avions en effet été très
impressionné par la gestion agro écologique de son
exploitation, et par les nombreuses idées innovatrices qui
foisonnent là bas.
Damien, quand à lui, n'est pas resté bien longtemps en France et reste dans un milieu international. Il poursuit en effet ses études à l'université de Wageningen aux Pays Bas, où il étudie en Master « Management et Économie des ressources naturelles ».
De nouvelles aventures commencent!
04 septembre 2006
Les Agros en herbe
Sur le final, notre équipe, bien élargie, a une sévère teinte Agro. C'est donc sans surprise qu'on fait le voyage jusqu'à Porto Novo pour visiter le Centre Songaï, reconnu pour ses recherches en agronomie et en agro écologie. Voilà donc notre petite troupe qui arpente les serres, les élevages d'escargots, les poulaillers (vides pour cause de grippe aviaire, nous dit-on)... On est à nouveau surpris par ces recherches où tout est mis en oeuvre pour former un circuit fermé. L'ensemble des végétaux est composté et retourne aux champs. Les cadavres d'oiseaux servent à la production de vers qui vont nourrir les poissons. Les eaux de ruissellement se retrouvent dans une retenue de décantation où prolifèrent des poissons comestibles. Les eaux grises sont traitées par les jacinthes, qui serviront de nourriture aux animaux...
Ils ont aussi une magnifique champignonnière... Avis aux amateurs: ils prennent des stagiaires!
Puis nous avons passé l'après midi en compagnie d'Alphonse le guide de Double Sens (entreprise montée par 2 francais et proposant des séjours longues durées combinant une période d'aide à un projet de développement et une période de découverte écotouristique du pays). On a fait une petite randonnée, à pied et en pirogue, dans la campagne, à deux pas de la frontière du Nigéria.
C'est d'ailleurs le moment de vous présenter le trafic « officialisé » d'essence entre le Nigéria et le Bénin. Près de 80% de l'essence béninoise est issue de la contrebande. Du coup, au bord de la route c'est deux fois moins chère qu'en station service, mais ca pue et c'est notamment à l'origine de cet air irespirrable dans Cotonou.... Mais quand le gouvernement tente une interdiction, ca ne dure jamais très longtemps parce que tout le pays est paralysé. En fait, l'essence est passée vers le Bénin par la lagune, non loin d'où nous avons passé notre après midi. Puis elle est dispatchée sur des vespas trafiquées avec un gros contenaire pour l'essence: ces mecs font peurs. C'est genre Mad Max, tout de noir vêtus, foncant sur les routes, une clope au bec, 20Litres d'essence sous les fesses!
Ca y est, ca sent la fin. On fait quelques courses, on prépare nos adieux, on profite à fond de nos dernières heures de l'AgroTour...
















