PICT0425Dans la série « trajets pourris en bus », on en tient un beau.

Je vous préviens tout de suite, les photos n’ont absolument rien à voir avec le texte, mais bon j’avais rien d’autre sous la main…PICT0402

Notre séjour au Burkina se terminant nous devions partir au Bénin. Par téléphone on réserve 3 places pour Cotonou, impeccable. Le matin on rame un peu mais on arrive à l’heure, pour entendre qu’en fait les places ont été vendues. On cherche un peu partout, on se galère et finalement le seul bus qui n’est pas encore parti est un vieux vieux machin, et il n’est pas parti parce que il est en panne…et il va pas à Cotonou mais à Lomé, mais les gars du bus nous ont dit qu’on n’aurait rien à payer au niveau des PICT0420visas pour le togo. En on sait déjà qu’on s’engage dans un plan galère, mais c’est ça ou retourner se coucher et attendre le lendemain.

Pour un départ officiel à 7h, le bus part à 10h30, et on s’est vite PICT0391aperçu de deux problèmes : pas d’embrayage, et un mec avec une pompe à vélo, à côté du chauffeur, qui pompe en permanence. On espère que ce n’est pas pour les freins. En ville c’est un peu compliqué, mais une fois le bus lancé ya pas de problème. A noter aussi la soute à bagages qui est fermée à l’aide d’une brosse à dent

PICT0396On s’arrête souvent et on ne roule pas vite, mais comme on est bien crevés et que les paysages envoient du lourd ça passe bien jusqu’à la frontière togolaise. Là on déchante un peu vu qu’on doit payer 10 000 francs CFA chacun pour le visa du Togo (15 euros), les douaniers sont bien sympas mais incorruptibles, ce qui dans le fond fait plutôt plaisir. Et ils nous rappellent bien que si eux voulaient venir en France…

Après la frontière le bus est de nouveau en réparation pendant 3h, on en profite pour manger et goûter à la bière togolaise. Finalement PICT0399on repart à la nuit, clopin-clopant. Un peu dur de dormir vu que les

gens parlent très fort dans le bus, que les sièges sont pourris et les amortisseurs aussi, mais le mieux c’est que vers 1h du mat le bus s’arrête au milieu de rien, sur la route qui serpente entre les collines boisées. En fait tous les véhicules forment une colonne pour la nuit afin d’éviter les bandits. Pas vraiment une bonne nuit. On repart vers 7h, plus ou moins directement jusqu’à Lomé dans un paysage radicalement différent, les palmiers ont remplacé les baobabs, et la couleur verte domine.

Un taxi, puis une camionnette et on arrive à Ouidah. On y retrouve Gaetan, collègue de l’INA, et Jean-Pierre, professeur émérite de ce même institut pour quelques jours de repos.

Bilan : on est bien sales et crevés, on a payé bien cher mais pas de regrets, c’est encore une belle aventure à raconter.