23 février 2006
Premier pas dans la jungle amazonienne
Le trajet de Riobamba dans la sierra jusqu’à Tena dans la forêt amazonienne est superbe. On a pu en profiter pleinement parce que la route à flanc de montagne était coupée pour cause d’éboulement. On est donc descendu du bus et fait un petit bout de chemin à pied.
On arrive donc un peu à la bourre à Tena mais Cesar est là et nous amène dans la forêt sur le site de son projet. Il accueille des touristes dans ses cabanes et leur fait découvrir la jungle et ses mystères.
On se fait une bonne rando dans la forêt primaire avec son fréro et on a halluciné devant ses explications et ses petites histoires sur les plantes : l’arbre qui prévient des cancers, la tige qui donne des visions, l’écorce qui soigne les diarrhées (tiens, ça ça peut nous être utile), la branche qui contient des fourmis au goût de citron… Ca nous a bien impressionné toutes leurs connaissances et savoir-faire sur les plantes de la forêt.
Ah oui, et puis il y a quelques jours, le frangin de César avait choppé un bébé crocodile avec les mains. Maintenant il le garde en laisse, on a pu le caresser et lui donner des poissons à manger !!
On a pris une pirogue pour faire un tour sur les rivières qui sillonnent la forêt. On s’est arrêté dans une réserve animalière où des volontaires apportent des soins aux animaux de l’Amazonie. On a vu des perroquets énormes, des singes, des ornithorynques, des tortues, des chats sauvages, des glouglou et plein d’animaux tout bizarre.
Armés de nos barattes et de patience, on a cherché de l’or sur le bord d’une rivière. On a quand même obtenu quelques paillettes, mais selon le cours de l’or actuel 1gr s’échange 10 dollars… il nous aurait fallu une trentaine de tentatives !!
22 février 2006
Le projet Ahuana : tourisme communautaire et micro entreprises
Ahuana signifie "tisser" en quichua, langue maternelle des indigènes. Il s'agit en effet de favoriser la création de projets communautaires afin de former un tissu socio-économique local fort avec les 19 communautés de Calpi. L’accueil de touristes organisé par l’association des femmes Quilla Pacari fait parti de ces projets. A San Fransisco de Cunuguachey, nichée dans une vallée encerclée des volcans Chimborazo, Tungurahua et Altar, les touristes se retrouvent au cњur de la vie communautaire, parmi les paysans et peuvent visiter les micro entreprises d’économie solidaire.
Les 85 femmes de la communauté sont regroupées depuis plus de 6 ans en une association appelée Quilla Pacari. Les femmes sont propriétaires de la maison et se lancent comme objectif que l’activité touristique soit rentable, puis par la suite qu’elle alimente d’autres projets de création de micro entreprises. Elles souhaitent également mettre en place un système de micro crédits pour des projets de femmes. Les deux premières années ont été difficile à cause des frais fixes et du manque de touristes. Maintenant, le projet permet de payer le salaire d’une femme employée à temps plein.
Le projet Ahuana soutient les initiatives de développement socio-économique des communautés indigènes de la paroisse de Calpi avec l’objectif de valoriser et conserver la culture indigène. Les projets se caractérisent par la création de micro-entreprises communautaires. Ce système d'économie solidaire a pour but de créer des sources de revenu alternatives à celles existantes pour améliorer la qualité de vie des communautés indigènes. D’autres projets concernent l'amélioration de la santé, de l'éducation, de l'environnement.
c’est le premier projet aidé par l’association Ahuana. C’est une initiative des femmes de San Fransisco. Cependant, elles ont rencontré de sérieux problèmes administratifs pour la reconnaissance de leurs statuts et notamment pour l’acquisition d’un certificat pour la commercialisation, ce qui du coup limite énormément les débouchés.
Fromagerie: C’est un projet d’une des communautés de Calpi. Ahuana a apporté une aide financière au lancement, et maintenant il fonctionne par lui-même. Deux personnes sont embauchées a temps plein. Il s’agit d’un débouché sûr pour le lait des 40 producteurs locaux.
Charcuterie : C’est une initiative d’un groupe de 30 personnes de la communauté et transforme la viande en produits de qualité. La principale difficulté reste la commercialisation. :
Filature et activités autours du lama: L’objectif de la filature n’est pas de réaliser de gros bénéfices, mais surtout d’assurer un débouché pour la laine produite dans la communauté. En revanche, un restaurant est en projet ainsi que des balades en lama et la vente de pull qui devraient générer des bénéfices.
Séchage de fruits: Un séchoir solaire a été acheté et l’objectif maintenant est d’organiser la production et la vente de produits séchés : fruit, plante, viande et poisson.
Pour plus d’infos, le site: www.ahuana.com
17 février 2006
Premiers pas dans la Sierra equatorienne
Un peu au dessus de Riobamba nous sommes allés visiter notre premier projet équatorien : le projet Ahuana. La communauté de San Francisco de Cunugachay a construit une maison du tourisme au sein du village.
Nous avons passé du bon temps sur place : des paysages merveilleux de champs, petites rivières et montagnes, des gens incroyablement gentils, qui nous arrêtent tous pour nous poser des questions, et plein de choses à faire.
Ballade à pied, à vélo, coup de main à la garderie pour les petits, ou dans les champs pour les plus grands, visite et aide dans la fromagerie, la boulangerie ou la fabrique de confitures font partie des activités.
Le passage à la garderie a été un très bon moment, des gamins de 2 à 5 ans bien plus dingues que chez nous mais très marrants, et après quand la garderie est terminée ils rentrent tout seuls, ou alors ils vont travailler aux champs avec les parents…
Nous avons passé un après-midi à faire du pain et, comme les ventes ne décollaient pas vraiment, nous avons lancé le concept de livraison à domicile dans les communautés éloignées, et là tout est parti en quelques minutes !!
Nous avons bien mangé aussi, notamment des lasagnes ou des gratins qui n’avaient pas à rougir devant ceux du pays…
Un week-end à Loja avec Bill
Bill, c’est un américain qui était à Prague, et qui en ce moment est prof d’anglais à Loja. Comme Loja est très proche de la frontière avec le Pérou et qu’on avait déjà fait près de 24 h de bus (dont 10 heurs à 8 sur les 5 places du fond car les mamans ne prennent pas de places pour les gamins, mais ils s’assoient quand même, voire ils se réveillent toutes les heures en hurlant et bougeant dans tous les sens…une sale nuit quoi) on a décidé de s’y arrêter un ptit week-end.
C’est très joli, c’est dans la sierra, il y a peu de touristes et Bill nous a invité dans sa famille d’adoption qui était adorable et nous a donné une belle entrée en matière de l’Equateur.
On a fait une petite excursion à Vilcabamba, la vallée de la longévité : un endroit où les gens vivraient presque tous centenaires !! Du coup tout a été racheté par des blancs et ya plein de touristes, donc je sais pas si ça va marcher longtemps… Mais bon c’est surtout très joli et bien tranquille.
A part ça, on a fait 2 belles soirées, c’est assez incroyable de voir une grande salle emplie de jeunes qui dansent la salsa ou la meringue très sérieusement et systématiquement en couple. C’est pas vraiment comme chez nous, mais heureusement Bill avait des copines qui voulaient bien nous apprendre sans trop se moquer…On a aussi eu droit à une élection de Reinas (genre miss machin) mais moi j’ai rien vu tellement il y avait de monde.
On a fini le week-end en beauté par le Superball, la finale de Football US en direct sur grand écran avec la communauté américaine de Loja, mais on a dû partir avant la fin.
Voilou, c’était en tous cas un super apéro de l’Equateur.
13 février 2006
Ica et Lima : la côte péruvienne
A côté de Ica, il y a une oasis complètement dédiée au tourisme. C’est un peu scandaleux puisqu’il y a que des hôtels et des restos autours de ce petit coin de verdure et que chaque hôtel a sa piscine ! En plein désert !.... Entourée de dunes énormes, c’est un spot reconnu pour le sandboard, vous savez le surf des sables que Youssef et Pierre avaient testé au Chili.
Et bien, on prend des dunes encore plus grandes, on waxe les planches le plus qu’on peut, et zou…de belles descentes. Bon faut préciser que c’est bien moins maniable que sur la neige, et donc ya eu de belles gamelles… et après faut tout remonter à pied : ya pas de remontées mécaniques !
C’est aussi la région des vignobles, on a donc visité une cave, mais on n’a pas été convaincu par leur vin très sucré (un genre de vin d’apéro pour nous). Bon, ils leur restent leur spécialité : le Pisco, toujours aussi excellent…
A Lima, Damien nous a présenté le Padre Umberto : un sacré personnage ! Il nous a proposé sa maison pour quelques jours. Ca nous a fait du bien d’avoir notre cuisine, chacun sa chambre, de pouvoir faire nous même notre repas…
12 février 2006
Cusco et le Machu Pichu
Cusco était la capitale des incas. Maintenant c’est la capitale du tourisme au Pérou. La ville est très jolie avec de belles rues, des murs incas, et parfois de vrais incas encore vivants et en costume. Accessoirement il y a aussi plein de restaurants, de bars avec happy hours, de boites et de groupes de musiques traditionnels. On a bien profité de tout ça comme des gros touristes.
Autour de Cusco, il y a plein de sites incas, dans la vallée sacrée et ses environs. A chaque fois une bonne petite marche nous met en appétit avant de trouver les belles constructions incas, les murs caractéristiques, les condors et lamas cachés, les fontaines… Comme Corentin et Damien étaient au Pérou depuis 6 mois ils étaient incollables sur les incas et nous ont bien renseignés, avec beaucoup de détails amusants.
Enfin, pour terminer, on est allé voir le plus beau, le plus connu, le plus impressionnant, le Machu Pichu. Bien que très touristique, cette ville inca est dans un cadre magnifique : perchée au milieu de montagnes abruptes, elle a été découverte il y a à peine 100 ans. Ca a été une belle expédition. Lever à 5h du mat’, puis 2 bonnes heures de marches (essentiellement des escaliers incas à gravir…et faut préciser que les marches incas sont énormes et irrégulières…) pour arriver dans ce lieu magique avant le flux des touristes. On a fait les beaux, tous avec notre T-shirt Inca Cola, nos bonnets péruviens et nos flûtes de pan à jouer El Condor Passa ou Nescafé… On nous a quand même pris en photo plusieurs fois, faut dire qu’on ne s’intégrait pas trop mal au décor !
08 février 2006
Retour en terres connues
Bolivie : souvenirs souvenirs… De passage en Bolivie, j’avais hâte de prendre des nouvelles et de retourner sur les lieux de mon projet de l’été 2002. J’ai donc passé une journée à Ururo avec Jean Marie, le président de l’association Point d’Appui, avec laquelle nous avions travaillé (www.bolivie.org).
Le projet de l’été 2002 se déroulait près du Salar de Coipasa, dans une région très désertique, dans la communauté Chipayas. C’est sans doute l’un des plus vieux peuples d’Amérique Latine, bien avant les civilisations Tiwanaku, Nazca ou Moché…avant même l’apparition du soleil dit-on dans les légendes. Ils se trouvent actuellement dans l’altiplano bolivien sur un espace inondé 8 à 10 mois sur 12 (ils ont été repoussé, au cours de leur histoire, de la région fertile du lac Titicaca vers cet endroit désertique où la vie est très difficile). Ils ne sont aujourd’hui plus que 2000, et leur culture unique en Amérique Latine (parfois presentee comme fosiles vivants d une civilisation prehispanique)est en train de se perdre…
L’association Point d’Appui s’est lancée dans un grand programme d’aide pour ce peuple, puisqu’il est actuellement menacé de disparition : la population diminue, les jeunes partent en effet vers le Chili tout proche dans l’espoir de trouver de meilleures conditions.
J’ai passé 3 semaines dans le village avec 3 autres potos dans l’objectif de lancer la première phase : la construction de 200 mètres de gabions (grosses cages métalliques qu’on remplit de pierres) et la formation des habitants à cette technique afin qu’ils poursuivent d’eux même le barrage. Cette 1ère phase devait protéger les cultures de canahua, céréale locale particulièrement bien adaptée aux conditions du coin.
Deux ans et demi après, me voilà de retour… Que c’est il passé ? Notre projet a bien servi pour l’année suivante (ils ont eu une récolte !), mais après ça a foiré….Le Rio Lauca n’ayant pas de lit, le fleuve s’est déplacé et a à nouveau inondé les Chipayas. En plus, j’ai appris que les habitants n’ont pas continué le chantier…une fois qu’on était parti, les conflits entre communautés et familles ont repris le dessus…
Bon, c’est pas grave, ça ne fait que confirmer mon opinion sur les projets de jeunes pendant un été ou quelques mois : C’est une expérience personnelle énorme, à vivre, c’est beaucoup plus instructif et formateur pour nous, mais après quant aux conséquences et retombées sur place pour les locaux, il faut rester très modeste…
Pour les dernières nouvelles, des financements de l’UE ont été obtenus, l’IRCOD va réaliser une étude et le Rio Lauca va être endigué. Bon, c’est vrai à côté de ça, 4 jeunes qui débarquent pendant 3 semaines, c’est ridicule…
Un projet d’écotourisme pour le village Chipayas est à l’étude, ce qui, dans ce cas, serait un outil important pour la sauvegarde de ce peuple. Cela permettrait ainsi de retenir les habitants sur place, dans cette région hostile, en créant une source de revenu durable basée sur leur culture.
02 février 2006
Youssef le poete
Une joyeuse colonie
du Chili, du Perou ou d'Equateur
Un heureux hasard nous a reuni
dans ce pays que l'on appelle Bolivie
Une rencontre quelque peu incongrue
dans ces paysages desertiques nus
que nous a fait decouvrir Ideilso
accompagne par Sandra la cuistot
Sept francais et un poisson rouge
Il y avait moyen que ca bouge
et en depit d'un chauffeur incompetent
on a mordu la vie a pleines dents
Quel meilleur endroit que le Macchu Picchu
pour continuer ce sejour de fou
melant charmes et beautes naturelles
a moult richesses culturelles
Nous y decouvrimes que "civilisation Inca"
ce qui ne gacha en rien
nos decouvertes du quotidien
Voila c'est la fin des vacances
mais je pense avoir eu de la chance
car quand j'y repense aujourd'hui
Qu'est-ce que je kiffe les colonies!
01 février 2006
Idelzo le meilleur chauffeur d’Uyuni
Pour faire notre petit tour en jeep dans les salars et le désert d’Uyuni, nous avons choisi l’agence essentiellement en fonction du prix, les prestations semblant équivalentes. En fait non…on a eu un chauffeur bien naze et une jeep avec 2 roues motrices seulement. Du coup on a connu plusieurs joies sur la route. Outre le fait qu’il avait oublié de prendre de l’eau, qu’il ne savait rien sur tout ce qu’on a vu, qu’il était mauvais en communication et qu’il n’avait qu’une seule cassette dans la voiture, ses principaux exploits sont sur la route. C’est vrai quoi, c’est avant tout un chauffeur !!
Etape 1 : l’enlisement.
Idelzo a décidé de sortir de la route sans suivre aucune trace et s’est enlisé. Un rouleau compresseur a voulu venir vous aider et s’est enlisé aussi. On a essayé un bon moment avec des plantes, des cailloux mais rien à faire, et c’est là qu’on s’aperçoit que les roues avant ne sont pas motrices et que Idalzo est bête. Finalement 3h plus tard une autre jeep avec un treuil nous a aidé.
Etape2 : la crevaison
Sur une grande ligne droite au milieu du désert on crève. Pas de problème jusque là sauf que la roue de secours est impossible à sortir, tout est grippé. Du coup on a dû attendre qu’une autre jeep nous prête une roue de secours, soit près d’une heure pour changer une roue, et quand on a voulu l’aider il nous a jeté comme des cacas, même quand c’était pour revisser les boulons…
Etape 3 : la panne dans la rivière
On était en train de se dire que c’était fini, plus de souçis lorsqu’on arrive à un gué. Il y avait une autre voiture derrière et Idalzo la laisse passer, mais au lieu d’attendre pour voir il lui emboîte le pas direct. Et comme c’est profond on se retrouve bloqués au milieu…
Cette fois il s’en est sorti tout seul, mais il est quand même vraiment fort. En tous cas c’est que du bon souvenir, et ça ne nous a pas empêché de passer un très bon séjour !!
7 agros en vadrouille en Bolivie
RV à la gare routière d’Uyuni, Damien, Pierre et Youssef arrivant de Bolivie et Fanny, Damien, Corentin et Anaelle du Pérou.
C’est parti pour 2 semaines de vacances dans la joie, qui commencent très fort avec une grosse soirée à Uyuni.
Ensuite on s’est offert un tour de 3 jours pour voir toutes les merveilles du coin : salars, déserts de toutes sortes, geysers, lagunes, flamands roses, vigognes, lamas et alpagas, rochers superbes… On fera un album photo spécial car c’était vraiment superbe.
Bonne ambiance dans la jeep avec nous 7, Idalzo le chauffeur et Sandra la cuisinière.
Le premier jour on a pu admirer le salar (désert de sel) d’Uyuni avec un ciel superbe, et faire plein de belles photos.
Deuxième jour, lagunes, roches superbes, déserts de toutes sortes
Troisième : réveil à 4h, fumerolles et geysers, bain naturel au milieu du désert, lagunes et roches superbes, avant de rentrer bien crevés et de prendre direct le bus pour La Paz, sa rue
des sorcière, son musée de la coca, une bonne soirée et zou, le lendemain journée de bus jusqu’à Cusco, au Pérou.




